A l’occasion de « Livre dans la Boucle 2018 » sous la chaleur du chapiteau, place de la Révolution à Besançon, trois écrivains  féministes répondent à Elise Lépine.  Le public Bisontin, lui, écoute les “pourquoi” et les “comment” de ces livres féministes… 

Des réalités plurielles, pour un combat singulier…

“Plurielles”, c’est le nom du café littéraire où se retrouvent Michelle Fitoussi, Constance Debré et Cécile Ladjali pour présenter leurs œuvres.  Leur point commun : l’homosexualité, le féminisme et les dogmes de la société qui font que l’acceptation par soi et par les autres est un sujet vaste et complexe.

À travers ces trois livres, le public comprend qu’un salon du livre, ce n’est pas simplement l’occasion de découvrir de nouvelles pages. C’est aussi l’occasion d’entendre des versions de la réalité qui, parfois, ne nous effleurent même pas l’esprit. Ainsi, on découvre la vie d’un homosexuel en France ou de l’autre coté de la planète. On comprend le combat d’une femme, journaliste dans un siècle qui ne leur donne que trop peu la parole…

Instinctivement le spectateur essaie de saisir le rapprochement entre la vie de l’auteure et celle de son protagoniste. Un exercice complexe, l’un se cachant parfois à travers l’autre.

« “Je”, dans mon livre, c’est moi, mais c’est pas moi»

Constance Debré

Lorsqu’on interroge les auteurs vis à vis de cette question, les réponses sont parfois énigmatiques. «  »Je » dans mon livre, c’est moi, mais c’est pas moi » dira Constance Debré ».  Ainsi, le personnage serait une partie intégrante de l’auteur, ou bien ce pourrait il que ce soit l’inverse?

On comprend des lors une réticence à trop s’identifier à un personnage qui reste dans son livre, autant peut il être tiré de la réalité.

Avec les livres féministes, les femmes écrivent, le monde avance…

 

Écouter ces trois femmes, c’est l’occasion de découvrir des secrets parfois cachés dans leurs écrits, de comprendre leur vision du monde ainsi que des combats qu’elles mènent à travers leur vie ou à travers leurs lignes.

Des combats que l’on retrouve dans le quotidien de beaucoup aujourd’hui. A l’heure de #Metoo et de révélations faites sur le monde de la scène  et du travail. A l’heure de #Balancetonporc, le militantisme féministe ne se retrouve pas seulement sur les réseaux sociaux, il s’invite dans les espaces littéraires et réinvente le paysage, souvent composé d’hommes. Plus qu’un simple divertissement, la littérature devient une arme, une arme capable de renverser des sociétés, de réinventer le monde et de le reconstruire.

A partir d’une société singulièrement masculine, les livres féministes transforment la vie, qui devient plurielle.

 

 

Sources et liens utiles :

Livre dans la boucle, le festival de lecture de Besançon

Janet, le livre de Michelle Fitoussy sur le site de la Fnac.

Play Boy, le livre de Constance Debré sur le site de la Fnac

Benedict, le livre de Cecile Ladjahni, sur le site de la Fnac