Samedi. 18h15. Place de la Révolution. Une salle clairsemée mais attentive. Antonin Varenne, interviewé par un journaliste de Télérama, parle de liberté et d’aventure dans son dernier livre, La Toile du monde (édition Albin Michel).

Le roman brosse le portrait de Aileen Bowman, journaliste américaine de trente-cinq ans. Le personnage est issu de son précédent roman, 3000 chevaux vapeurs, où elle n’était qu’enfant. On la retrouve donc 35 ans plus tard au coeur de cette nouvelle intrigue.

Après la mort de ses parents, elle se rend en France pour l’exposition universelle. Aileen se lance alors sur les traces de ses ancêtres dans Paris, entre le coeur, le Métropolitain et le quartier des peintres. À travers ce personnage, il parle d’une époque sans en faire un roman historique. Il compare d’ailleurs l’écriture d’un roman à la peinture d’une toile : partir d’un document vierge que l’on remplit de mots comme un peintre et ses pigments.

Ce livre a pour thème récurrent la liberté. D’après l’auteur, « la liberté ne s’offre qu’aux êtres libres; aux hommes libres, rien n’arrive comme aux autres ». Pour ses prochains ouvrages, fini le XIXème siècle. Antonin Varenne souhaite écrire sur notre époque. Il a confié avoir fait le tour de cette époque avec ses trois derniers romans Équateur, 3000 chevaux vapeurs et La Toile du Monde. L’écrivain a terminé cette rencontre en faisant part à ses lecteurs du fait que lui-même, jusqu’au dernier moment, a été cerné d’incertitudes pour la fin de son roman.