Un appareil photo, une plume et un micro toujours à ses côtés, à la fois journaliste et reporter, le journaliste reporter d’images est une personne de terrain. Il parcourt le monde et les événements afin de couvrir l’actualité, informer et sensibiliser le public. Il couvre aussi bien les sujets politique les catastrophes naturelles, les mouvements sociaux que les événements sportifs ou culturels. Le JRI doit être dès plus polyvalent possible. Étant à la fois rédacteur, cameraman et preneur de son, il s’occupe ainsi du texte, de l’image et du son. Un métier complet qui ne s’improvise pas.

L'équipement du journaliste reporter.

L’équipement du journaliste reporter.

Une course contre la montre

Pourtant doué d’une adaptabilité aux différentes situations le journaliste reporter d’images peut traverser tout type d’aléas et les surmonter. Capable d’improviser, il trouve toujours la solution, aussi bien technique que social, pour réussir son sujet, et toujours dans les temps. Il doit respecter les délais ou son reportage sera déjà dépassé par un autre fait d’actualité, ou couvert par ses concurrents. Entre autre un métier toujours dans l’urgence.

Avec une soif de culture infini le JRI, curieux et ouvert d’esprit, prépare d’abord ses sujets. Il propose des sujets, enquête, prend contact, prépare des questions et ses déplacements. À la fois journaliste, investigateur et logisticien, c’est une véritable course contre la montre qui s’offre à lui chaque jour. Ce métier demande une certaine préparation afin d’être réalisé correctement.

Le JRI est constamment en veille. À la recherche d’informations, dans la presse, sur les réseaux sociaux ou auprès de ses sources. C’est ce travail en amont qui lui procure une culture. Un métier alors en constante évolution, le JRI doit s’informer des changements de la presse et du monde qui l’entoure pour s’adapter au mieux à un auditoire toujours plus exigeant. Dans un contexte d’information gratuite, abondante et démocratisée il doit apprendre le journalisme sur le web en passant par le référencement, la mise en forme et le style.

« Je pourrai faire ce métier jusqu’à 60 ans, j’en apprendrai tous les jours »

– Franck Morales, journaliste depuis ses 20 ans.

Top départ : les études du JRI

C’est par des études de journalisme que tout commence, en école ou en DUT information et communication, il apprend à développer ses qualités rédactionnelles et son sens de cherche et d’analyse de l’information. Pour les plus courageux les études peuvent être poursuivies de Bac+3, en licence professionnelle métiers de l’information, à Bac+5, par des diplômes d’écoles de journalisme reconnues par la profession ou des masters. À l’ESJ à Lille, Celsa ou l’IFP à Paris, EJDG à Grenoble, IJBA à Bordeaux, EJT à Toulouse ou encore EJCAM à Marseille. Sans oublier les écoles privées, le choix est large et aux quatre coins de la France pour les futurs journalistes.

La course se poursuivant il peut travailler aussi bien seul qu’en équipe. En tant que pigiste ou encore en tant que salarié. Progressant et apprenant chaque jour dans le métier il pourra passer de jeune cadre, débutant, à cadre confirmé. Ainsi il peut se développer aussi bien dans une chaîne de télévision que dans une société de production audiovisuelle, une agence de presse audiovisuelle ou encore dans une agence de communication. Avec de l’expérience le JRI se spécialise dans la réalisation de documentaire. Le journaliste reporter d’images se verra alors détenteur d’une carte professionnelle : une carte de presse délivrée par la Commission de la Carte d’Identité des Journalistes Professionnels (CCIJP).

À travers le monde et les événements.

Une fois toutes les clefs en main le journaliste reporter d’images doit être réactif. Être dans de bonnes conditions physiques est préférables et vivement conseillées. Le JRI se rend sur le terrain, l’étudie et choisi ses points de vue. Une fois installé il doit être des plus sociable pour rencontrer les contacts nécessaires, recueillir les informations et mener les interviews. Tout cela en utilisant ses performances techniques afin d’enregistrer le son et l’image. Mais son travail ne s’arrête pas à la simple prise d’informations. Il doit par la suite réaliser une grosse partie de son travail en aval. En effet, après le tournage vient le montage. Il restitue les images tournées, les sélectionne, fait des choix, coupe et monte pour enfin rédiger. De quoi faire un beau reportage.

« Le JRI doit être capable de cadrer, interviewer, prendre le son, monter ses images, et écrire les commentaires. »

-Emilie Pesante, JRI

Les compétences du journaliste reporter d’images

  • Curiosité
  • Maîtrise des langues étrangères
  • Organisation
  • Sociabilité
  • Qualité rédactionnelle
  • Bonnes conditions physiques
  • Résistance au stress

Il doit dès lors réunir toutes les qualités d’un journaliste en y alliant les techniques audiovisuelles. Ainsi polyvalent et autonome, il doit être capable de réaliser un reportage de A à Z, bien souvent seul.

Le salaire du JRI

En tant que salarié le journaliste reporter d’images est rémunéré en moyenne entre 1490 et 2300 euros bruts par mois. Pour un journaliste pigiste, le salaire se situe entre 90 et 150 euros bruts par reportage. La rémunération varie cependant selon le média ainsi que la région du salarié.

Les débouchés

La majorité des professionnels travaillent pour la télévision. En effet, aujourd’hui 97% des journaliste reporter d’images travaillent pour une chaîne de télévision, contre 3% en agence d’image.

Mais il existe encore bien d’autre métier du journalisme. Tel que correspondant local, journaliste sportif, animateur radio, critique littéraire de cinéma, rédacteur web, etc.

Au lycée, je ne savais pas du tout ce que je voulais faire. Après mon bac littéraire, je me suis lancé dans un Deug d’histoire à Caen sans trop savoir où cela me mènerait. J’ai très vite compris que je ne voulais pas être prof ni chercheur. Sur le conseil de mes parents, j’ai fait un stage en presse écrite à « la Presse de la Manche », un petit journal local. J’ai tout de suite été séduit. J’étais venu pour 4-5 jours d’observation. Je suis reparti au bout de 15 jours de stages. J’ai ensuite tenté les grandes écoles de journalisme.

– Thomas, journaliste reporter d’images

Aujourd’hui ce jeune diplômé d’une école de journalisme est JRI Freelance. Ainsi il réalise aussi bien des documentaires, principalement sur demandes, que des sujets d’actualités pour des chaînes de télévisions. Entre veille quotidienne et voyage à l’étranger, il n’a pas le temps de s’ennuyer.

 

Infographie du métier :

Sketchnote du métier :