Agnès Riva sort en ce début d’année son tout premier roman, Géographie d’un adultère (Gallimard).

Est ce votre premier salon et votre première visite à Besançon ?

J’ai fait des festivals, des librairies, mais je n’avais jamais fait de salon. Je suis étonnée de voir autant de monde. Visiblement c’est une région où les gens lisent beaucoup. Certains achètent des premiers romans dont ils ne connaissent pas les auteurs. Je trouve que c’est une bonne démarche. C’est également la première fois que je me rends à Besançon. Ce matin je me suis promenée, je ne savais pas du tout à quoi ressemblait la ville, j’ai été étonnée de voir autant de vieux bâtiments. C’était très joli.

Comment êtes-vous devenue auteure ?

À la base, je travaille dans les ressources humaines. L’humain est quelque chose d’important pour moi. Concernant mes écritures, mes romans sont intimistes. J’analyse justement l’humain, ses réactions. Je pense qu’il y a un lien entre mon ancien métier et mon livre. J’ai travaillé dans les deux domaines simultanément. C’était compliqué. C’est plus confortable de pouvoir ne faire qu’écrire. En ce moment j’y arrive, et j’espère continuer comme ça.

Le titre de votre livre parle de géographie. Pourquoi avoir associé ce terme avec « adultère » ?

Au départ, j’étais partie sur une passion que je racontais de manière linéaire. Je me suis rendue compte que l’ensemble des lieux évoqués suffisait à raconter une géographie de l’histoire. Une des difficultés a été de devoir écrire de manière singulière, de passer d’un lieu à l’autre tout en gardant l’intérêt du lecteur. J’ai voulu raconter la quête amoureuse d’une jeune femme en recherche d’un espace idéal afin de vivre pleinement son amour.