Bohemian Rapsody, réalisé par Bryan Singer (qui a notamment réalisé plusieurs films X-Men), est sorti en salle le 31 octobre. C’est l’adaptation de la vie de Freddie Mercury, chanteur du mythique groupe de rock et hard rock Queen.

On retrouve dans le rôle de Freddie Mercury Rami Malek, qui s’était fait connaître en 201X pour son interprétation de XXX XXX dans la série Mr. Robot. Les autres acteurs incluent Lucy Boynton (Mary Austin), Aaron McCusker (Jim Hutton), Gwilym Lee (Brian May), Ben Hardy (Roger Taylor) et Joseph Mazzello (John Deacon).

Bohemian Rapsody est un bon film, un excellent film, même. Cependant, il n’est pas sans ses défauts. Le biopic consacré à la vie Freddie Mercury, chanteur de Queen, n’a rien de surprenant. Il n’a rien non plus de révolutionnaire, est trop académique, presque trop « scolaire ». Trop lisse. Il nous montre l’histoire du groupe Queen de manière romancée, simplifiant beaucoup de détails, omettant volontairement les quatre premiers albums du groupe (les meilleurs), moins connus. On a alors un film dans lequel les événements s’enchaînent de manière plus fluide, plus artificielle.

Question spectacle, on est servi. Les scènes musicales, qui occupent une bonne partie des deux heures et quart, arrivent à nous faire oublier que l’on est dans un biopic : on croirait parfois voir des images d’archives. Il faut dire que les ayant-droit avaient l’oeil. Costumes, coiffures, lieux, moustache, rien n’a été négligé. L’attention porté aux détails est impressionnante, la ressemblance entre les acteurs et les vrais musiciens du groupe est frappante, particulièrement dans le cas de Gwilym Lee : on a l’impression de voir Brian May rajeuni de quarante ans.

On pourra regretter que le film passe plutôt rapidement sur certains aspects de la vie du chanteur, comme son homosexualité, sa relation avec Jim Hutton ou sa séropositivité. C’est d’ailleurs l’une des principales critiques qu’à reçu le film : c’est un film familial, édulcoré et adouci. Tout a été fait pour qu’il soit visible par les plus jeunes, et on a perdu dans le processus certains éléments de l’histoire.