Les médiateurs sont présents depuis des années dans notre société. Que ce soit pour la justice, l’enseignement, ou encore dans le domaine associatif. Par la suite, un nouveau type de médiateur apparaît, cette fois dans le domaine culturel. Il est décliné en plusieurs branches, et ses missions sont multiples.

 

 

Qu’est-ce que la médiation culturelle ?

La médiation culturelle consiste en un ensemble d’actions cherchant à mettre en relation des personnes avec une création culturelle (œuvre d’art, concert, pièce de théâtre, exposition…). Au milieu se trouve le médiateur culturel, celui qui rendra cette rencontre possible. Le but principal est de favoriser l’appréhension, la connaissance et l’appréciation de toute forme de culture.

 

L’histoire de cette profession

C’est dans les années 1960 que cette branche se développe vraiment, mais c’est dans les années 1990 que ce métier se fait connaître avec l’apparition de « contrat-jeune». En 2002, une loi est votée, obligeant chaque musée labélisé « Musées de France» à employer au moins un médiateur culturel dans leurs locaux.

 

Les différents types de médiation culturelle

On retrouve un type de médiation dite « classique », la plus ancienne, qui consiste à proposer des visites guidées, des conférences, des sorties et activités. Il permet l’interaction entre différentes personnes (ceux qui découvre, le médiateur, parfois l’artiste, etc.). Il peut être décliné à l’infini, selon l’envie ou la créativité du médiateur qui s’en charge.

Des actions plus collectives sont également menées, là où le public peut être acteur.

 

Qui peut organiser des actions de médiation?

Comme dit précédemment, on retrouve des médiateurs culturels dans les musées, mais également dans des lieux comme les opéras, théâtre, institutions (comme les communes, pour dynamiser une ville par exemple), ou encore les associations.

 

Les enjeux

La France est un pays riche culturellement, mais une partie de la population n’a pas accès aussi facilement que d’autres à cette culture (manque d’argent, d’intérêt, parfois appartenance à une catégorie sociale moins encline à la culture…). L’un des enjeux principaux de ce métier est de proposer la culture à tous, avec des évènements, activités, qui permettent de faire découvrir la culture, française ou étrangère.

 

Devenir médiateur

Ce métier étant encore « jeune », les propositions d’emplois sont moindres. Les concours sont difficiles, et il faut être capable d’absorber une dose de données assez importante (particulièrement dans le domaine de l’art et de l’histoire, il faut savoir de quoi on parle).

Les études à mener

Il est conseillé de se diriger vers un DUT gestion administrative et commerciale des organisations, ou un DUT information-communication culturel pour un bac + 2. Par la suite, une licence professionnelle conception et mise en œuvre de projets culturels, ou médiation culturelle, et terminé avec un Master pro en médiation pour les plus courageux (bac+5).

Mais attention, l’insertion professionnelle est difficile, le métier étant encore jeune et peu connu.

 

Quelles qualités avoir ?

Principalement la diplomatie, en lien avec un bon sens de la négociation, mais également être curieux et documenté. L’organisation, l’autonomie et la rigueur sont évidemment fortement attendus, ainsi qu’un bon esprit créatif.

 

Les missions

Elles varient en fonction des études menées, de l’expérience acquise, et des structures qui emploient. Les missions principales sont :

  • Être l’intermédiaire entre public et œuvre
  • Réalisation d’expositions ou de spectacles
  • Communication et gestion
  • Des tâches ponctuelles dans les festivals et les concerts (lors d’un besoin de main d’œuvre plus important).
  • Assister les artistes pour la promotion de leurs œuvres

 

Les différents axes stratégiques

Le rapport à la connaissance

Dans ce cas, le mot d’ordre est la transmission du savoir, de toute manière possible. Pour certaines personnes, les musées ont une qualité enseignante, hors des murs d’un collège ou lycée. N’oublions pas que c’est impossible de tout retenir d’une visite ou d’une conférence. Cependant, le peu d’informations retenues peuvent motiver la personne à en savoir plus, se documenter de son côté.

Le rapport au sens

Cette stratégie est encore trop négligée par certains médiateurs. Ils oublient que l’appréciation d’un produit culturel ne se fait pas uniquement avec la vue, mais également en mettant à profit les autres sens, particulièrement l’ouïe. Par exemple, un guide sera plus convaincant en mettant l’intonation appropriée sur ses mots, et saura apporter des sentiments aux personnes qui l’écoute (on ne ressent pas la même chose devant un tableau représentant une bataille que devant la célèbre sculpture de Psyché  et Amour).

Le rapport à l’autre

Ici, c’est privilégier le rapport de l’individu au groupe qui compte. Certaines personnes plus aisées ont un accès à la culture plus facilité. Le médiateur cherche à développer des actions pour permettre à des populations isolées ou exclues (avec l’aide du théâtre par exemple). Il sollicite l’échange, la création de liens entre les personnes, leur donner l’opportunité de discuter, débattre sur une œuvre vue (un tableau, livre, pièce de théâtre…)

Le rapport à l’argent

Les financements reçus de l’extérieur sont la principale aide pour la mise en place d’actions de médiations, mais également le bénévolat et les dons. Mais elles ont aussi recours à « l’autofinancement » grâce à ses propres fonds. Malheureusement, les coupes budgétaires sont de plus en plus fréquentes, il faut donc amasser de l’argent grâce aux actions, ou du moins ne pas trop en perdre.

Si finalement les fonds ne sont pas assez importants, il faut revoir les actions qui seront plus courtes (pour les expositions par exemple).

Chacune de ces stratégies à ses avantages et ses inconvénients, certaines sont même perçues comme plus « risquées ». En d’autres termes, ce métier évolue sans cesse, on partait d’un système classique, pour finalement aujourd’hui développer de nouvelles stratégies plus recherchées et créatives.

 

Quel salaire pour un médiateur ?

Pour les médiateurs privés, les débutants peuvent prétendre à un salaire de 1800€ brut.

Pour les médiateurs territoriaux, le salaire débutant peut atteindre 1600€ net.

(Données approximatives, les salaires changent d’une société à une autre et d’une collectivité à une autre).

Pour compléter son travail, le médiateur culturel peut travailler en collaboration avec le commissaire d’art : http://metanumerik.fr/wp-admin/post.php?post=3089&action=edit

Infographie sur le métier de médiateur culturel : https://create.piktochart.com/output/34467817-mediateur-culturel

 

Sources