Nous vivons aujourd’hui dans un monde essentiellement visuel. Dans un monde dominé par la consommation de masse, le visuel a un rôle important pour toute marque. Affiches publicitaires, couvertures de magazine, packaging de produits divers et variés, ces supports ont besoin d’une identité visuelle. Grâce à une bonne identité visuelle, on peut facilement attirer l’œil du client, c’est la raison pour laquelle le graphisme est essentiel pour toutes choses. Quand nous étions petits, nous avions des rêves plein la tête, nous pensions qu’il était possible d’attraper les nuages, parfois même d’obtenir une étoile que l’on garderait au creux de sa main. Puis la réalité nous a vite rattrapé, mais je pense surtout que le métier de graphiste c’est avant tout la prolongation de ses rêves et de donner un second souffle à notre imaginaire.

Qui est-il ?

Si l’on doit définir le graphiste, le graphiste désigne une personne capable de créer des supports de communication visuelle. Mise en page, typographie, design, il doit savoir élaborer un univers graphique tout en respectant des contraintes. Dans chacune de ses créations, le graphiste a son propre style et construit un message à travers ses réalisations graphiques. Il existe en France, plus de 1 700 salariés graphistes, dont 57% d’hommes et 43% de femmes.

Comment devenir graphiste ?

Plusieurs formations peuvent aider à devenir graphiste :

  • Bac ou équivalent
  • BMA Graphisme et décor option décorateur de surfaces et volumes
  • BMA Graphisme et décor option graphiste en lettres et décors
  • Maquettiste infographiste multimédia

Après le bac

bac + 2

  • BTS Design de communication espace et volume
  • BTS Design graphique option communication et médias imprimés
  • BTS Design graphique option communication et médias numériques
  • Diplôme de l’école d’arts appliqués de Poitiers option communication visuelle et illustration
  • DMA Arts graphiques option illustration
  • DMA Arts graphiques option typographie
  • Infographiste multimédia (ESMI)
  • Infographiste multimédia (ITECOM)

bac +3

  • Certificat d’école en bande dessinée
  • Communication visuelle
  • Création digitale
  • DNAP Diplôme national d’arts plastiques option communication
  • DNAT Diplôme national d’arts et techniques option design graphique
  • Graphiste motion designer (Gobelins)
  • Licence pro activités et techniques de communication spécialité design numérique

« Les plus disciplinés peuvent s’autoformer à partir des livres, des e-books ou des vidéos proposés par les professionnels des métiers artistiques rapportant à l’illustration, à la bande dessinée, à la 3D, à la communication ou au multimédia. »

D’après quelques témoignages, se lancer dans une carrière de graphiste indépendant dès la sortie de l’école n’est pas une bonne idée. En effet, les personnes qui ont choisi cette option ont été incapables de générer un chiffre d’affaire suffisant. Vivre seulement de ce métier n’est pas possible du moins au début.

Les ressources du graphiste

Afin de mener à bien son travail, le graphiste a besoin d’un grand nombre d’outils de travail bien spécifiques pour pouvoir répondre à la demande des commanditaires. En voici quelques-uns :

  • La suite Adobe qui comprend bien sûr Photoshop, Illustrator, InDesign… entre autres.
  • Sketch3
  • Une présence dans notre annuaire de graphistes.

Les qualités requises

Mais le graphisme avant être une utilité est avant tout une passion pour l’imaginaire, pour la créativité. Le graphiste est une personne qui se doit d’être créatif avec une imagination débordante, car toute idée provient d’un brin de folie. Un bon graphiste se doit également d’être persévérant, « pour être créatif, il faut surmonter la peur de se tromper » car tout ne fonctionne pas du premier coup comme l’on souhaite. Par ailleurs, ce n’est pas en restant les bras croisés que l’on devient un bon designer graphique, le graphiste a besoin de culture pour pouvoir innover en fonction des tendances de la société, sa curiosité tout comme sa compétence d’ouverture d’esprit seront un atout. On a souvent tendance à confondre le graphiste à l’infographiste qui exécute ses travaux à l’aide de l’informatique. Mais quant à lui, le graphiste utilise bien évidemment les outils informatiques mais son rôle s’étend davantage dans le domaine artistique et créatif. Artiste dans l’âme, doué avec un crayon ou armé d’une souris, le graphiste est un être polyvalent.

Le salaire du graphiste

Le salaire du graphiste varie en fonction de sa notoriété, de la singularité de son talent artistique, et même de la popularité des supports. En travaillant à temps plein, un graphiste gagne environ 38 564€ brut par an. On constate aussi que les femmes gagnent 7% de moins que les hommes. On estime le salaire des hommes à 25 888€ net par an alors que le salaire des femmes est estimé à 24 046€ net par an.

Son environnement de travail

Ce spécialiste de la communication partage ses différents talents à travers de nombreux métiers : webdesigner, designer graphique, maquettiste, graphiste multimédia ou 3D, ses services sont indispensables dans de nombreux domaines. La publicité s’avère être un cadre parfait pour exprimer toute sa créativité et partager ses créations aux yeux du monde. Mais cela ne s’arrête pas seulement au domaine de la publicité : il est capable de travailler dans tous les secteurs d’activités. Il travaille principalement avec des clients, qu’ils soient artisans, commerçants. Ces clients peuvent être aussi bien des professionnels que des particuliers. Il peut être en relation avec tout le panel de la population française, les petits comme les grands. Le graphiste sait d’adapter à toutes les demande des clients qui solliciteront son aide.

Salarié en agence ou en entreprise, ou à son compte (free-lance), son équipe est dirigée par un chef de projet ou un directeur artistique.

Témoignage

Et pour conclure cet article, voici un témoignage de Valentine, une graphiste parisienne :

« Avant de s’engager dans ces études vachement plus attrayantes et « cool » que d’autres, sondez votre motivation propre.

Êtes-vous honnêtement faits pour ça ? Avez-vous réfléchi à tous les aspects bien moins « cool » de cette voie? Aimez-vous passer des heures carrées devant un ordinateur (prévoyez une bonne Mutuelle qui rembourse bien les verres et montures de lunettes), à ne pas toujours faire des design sympas pour des agences branchées?

Non, être « fort » en dessin ne fait pas de vous un(e) graphiste potentiel(le). Je me permets, suite au nombre élevé de cas sociaux, échoués dans notre classe et qu’on a dû se coltiner pendant deux ans de BTS. Inaptes à étudier quoi que ce soit d’autre, mais sachant « dessiner », les parents les avaient collés là depuis le BT (équivalent de la Seconde dans la voie générale) à 5 000€ l’année, ils sont nombreux à ne pas avoir obtenu leur BTS (5 ans d’études à 5 000€ l’année…Beau fail !!)

Je ne suis pas bêtement condescendante, mais réaliste : sur une classe de 20, nous sommes 8 à avoir obtenu le BTS. Les autres n’auront pas assez bossé ou n’étaient juste pas assez motivés ou « à leur place » : ça n’est pas être une raclure que d’analyser la chose comme ça.

Il faut aussi avoir en tête qu’être graphiste c’est pouvoir ravaler son orgueil et remballer ses maquettes trop « in » et « chébran » pour parfois proposer des choses très simples, voire vieillottes, à des clients « old school » ou pas ouverts au style tout à fait « 2.0 »

L’important quand on cherche un boulot, c’est le résultat, la présentation pro, claire et concise : savoir expliquer concrètement pourquoi ce logo précisément représente cette enseigne et les avantages qu’a l’enseigne d’avoir cette identité visuelle…